Burkina Faso : plus de 780 kg de stupéfiants saisis à Faramana par la Gendarmerie

La Brigade territoriale de gendarmerie de Faramana, dans la région des Hauts-Bassins, a procédé à une importante saisie de stupéfiants estimée à plus de 86 millions de francs CFA, a annoncé la Gendarmerie nationale lors d’un point de presse tenu à Bobo-Dioulasso le 7 mai 2026.
Selon les autorités sécuritaires, l’opération remonte au 23 avril 2026 aux environs de 19 heures, à la suite d’une dénonciation anonyme signalant la présence suspecte d’une camionnette stationnée sur la Route nationale 9 (RN9), à une dizaine de kilomètres de Faramana.

Informé de la situation, le commandant de brigade a immédiatement déployé une équipe composée de gendarmes et de Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) afin de procéder aux vérifications nécessaires.
À leur arrivée sur les lieux vers 20 heures, les forces de sécurité ont constaté la fuite du chauffeur du véhicule, identifié par les initiales D.I., ainsi que de son complice. Toutefois, l’apprenti du camion, répondant aux initiales H.A., a été interpellé alors qu’il tentait lui aussi de s’échapper.

Les premiers contrôles effectués sur le chargement ont permis de découvrir des plaquettes de stupéfiants dissimulées sous des sacs de vivres. Une fouille approfondie réalisée par la suite à la brigade a conduit à la saisie de 1 241 plaquettes soigneusement emballées, pour un poids total de 783,1 kilogrammes.
La cargaison est estimée à une valeur marchande de 86 870 000 francs CFA.
D’après la Gendarmerie, cette marchandise prohibée provenait d’un pays voisin et était destinée à un autre État limitrophe. Les trafiquants auraient utilisé un mode opératoire sophistiqué visant à contourner les dispositifs de contrôle aux différents postes de sécurité.

« Ce stratagème a fonctionné jusqu’au dernier verrou où les trafiquants sont tombés dans les filets des pandores », ont indiqué les responsables sécuritaires.
Le suspect arrêté a été présenté au Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso le 27 avril 2026 pour la suite de la procédure judiciaire. Une enquête reste ouverte afin d’identifier et d’interpeller les autres personnes impliquées dans ce réseau.
La Gendarmerie nationale rappelle que le trafic de stupéfiants constitue une infraction sévèrement réprimée par les dispositions de l’article 381-1 et suivants du Code pénal burkinabè. Elle souligne également les liens existants entre le trafic de substances psychotropes et le financement des activités criminelles et terroristes dans la sous-région.

Dans un contexte sécuritaire marqué par la montée des menaces transnationales, les forces de défense et de sécurité ont salué la collaboration des populations et appelé les citoyens à renforcer leur vigilance afin de contribuer à la lutte contre la criminalité organisée et le terrorisme.
Numéros utiles :
Gendarmerie nationale : 16
CSIG Bobo : 78 62 57 40
CNVA : 1010
Police secours : 17
