Education

PACTE NEKRE : le Président du Faso appelle à une refondation ambitieuse de l’école burkinabè

Éducation, souveraineté intellectuelle et responsabilité collective au cœur d’une nouvelle vision

C’est à travers un message du Président du Faso, livré par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, que le Burkina Faso porte un nouvel appel à la transformation de son système éducatif, avec le lancement du PACTE NEKRE pour la refondation de l’École burkinabè.

Ce pacte ambitionne de bâtir une école plus inclusive, performante et ancrée dans les réalités nationales, capable de former des citoyens responsables, des travailleurs compétents et des esprits aptes à contribuer à la souveraineté du pays..

Le document dresse un diagnostic lucide du système éducatif. Malgré les efforts consentis pour élargir l’accès à l’éducation et assurer la continuité pédagogique dans les zones éprouvées par l’insécurité, des défis persistent : inégalités d’accès, insuffisance des apprentissages fondamentaux, décrochage scolaire et inadéquation entre certaines formations et les besoins de l’économie.

Face à ces enjeux, le PACTE NEKRE défend une école qui ne se limite pas à la délivrance de diplômes, mais qui associe savoir, savoir-faire et savoir-être. Il met l’accent sur la promotion des langues nationales, la valorisation des connaissances endogènes, le développement des sciences et du numérique, ainsi que le rapprochement entre formation professionnelle et production nationale.

Le message présidentiel s’articule autour de sept orientations majeures : ne laisser aucun enfant ou jeune sans éducation, garantir des conditions d’apprentissage dignes, apprendre pour comprendre et produire, valoriser l’intelligence burkinabè, replacer l’enseignant au cœur de la Nation, mettre la science et la recherche au service de la souveraineté, et renforcer une gouvernance fondée sur les résultats et la redevabilité.

La refondation proposée repose également sur une responsabilité partagée entre l’État, les enseignants, les familles, les apprenants, les collectivités, les autorités coutumières et religieuses, la société civile et le secteur privé. Chacun est appelé à prendre sa part dans la construction d’une école fondée sur la discipline, l’intégrité, le mérite et le respect du bien commun.

Au-delà des orientations annoncées, le défi sera de traduire cette vision en actions concrètes, mesurables et durables, afin d’améliorer effectivement la qualité des apprentissages et les perspectives offertes à la jeunesse burkinabè.

En définitive, le PACTE NEKRE présente l’éducation comme un pilier de la souveraineté nationale et un levier essentiel de développement. Sa réussite dépendra de la mobilisation de tous les acteurs et de leur capacité à transformer les engagements en résultats tangibles.

Isaac SAWADOGO, Kaya

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *