Journée mondiale du réfugié 2026 au Burkina Faso : Ouahigouya au cœur de la solidarité et de l’intégration des réfugiés

Ouagadougou, 15 juin 2026 – La Commission nationale pour les réfugiés (CONAREF) a officiellement lancé les préparatifs de la Journée mondiale du réfugié 2026 lors d’une conférence de presse tenue ce lundi à Ouagadougou. Placée sous le thème international « Jusqu’à ce que chacun soit à l’abri », cette édition mettra l’accent sur la protection, l’inclusion socioéconomique et la cohésion sociale entre réfugiés et communautés hôtes au Burkina Faso.
Le Burkina Faso réaffirme son engagement envers les réfugiés

Prenant la parole devant les médias, le Secrétaire permanent de la Commission nationale pour les réfugiés, Vlé Fulbert Traoré, a rappelé que derrière le statut de réfugié se cachent des histoires humaines marquées par la souffrance, l’exil et l’espoir.
« Personne ne choisit volontairement de devenir réfugié », a-t-il déclaré, soulignant que les personnes déplacées ont souvent été contraintes de quitter leur foyer pour protéger leur vie et celle de leurs proches.
Selon la CONAREF, le Burkina Faso accueille aujourd’hui près de 45 000 réfugiés et demandeurs d’asile, illustrant ainsi une tradition nationale fondée sur la solidarité, l’hospitalité et la fraternité africaine.
Journée mondiale du réfugié 2026 : un double anniversaire symbolique
L’édition 2026 de la Journée mondiale du réfugié intervient dans un contexte particulier marqué par le 75e anniversaire de la Convention de Genève de 1951 relative au statut des réfugiés, texte de référence en matière de protection internationale.
Pour les autorités burkinabè et leurs partenaires, cette commémoration est l’occasion de rappeler que la protection des réfugiés constitue un droit fondamental et un engagement partagé par la communauté internationale.
Au niveau national, le thème retenu est : « Accueil et cohésion sociale : comment renforcer les liens entre réfugiés et populations hôtes pour une meilleure intégration socioéconomique au Burkina Faso ? »
Ce thème met en lumière l’importance de l’intégration des réfugiés comme facteur de développement local, de stabilité sociale et de paix durable.
Ouahigouya choisie pour accueillir les célébrations officielles
Les activités officielles de la Journée mondiale du réfugié 2026 se dérouleront dans la ville de Ouahigouya, dans la région du Yaadga.
Ce choix est hautement symbolique. La région accueille environ 3 500 réfugiés et demandeurs d’asile qui cohabitent avec les populations locales dans un climat de coexistence pacifique.
À travers cette délocalisation, les organisateurs souhaitent rendre hommage aux autorités locales, aux leaders communautaires et aux populations hôtes qui contribuent quotidiennement à renforcer le vivre-ensemble et la cohésion sociale.
Plusieurs activités prévues pour promouvoir l’inclusion et la paix
Afin de sensibiliser davantage l’opinion publique à la situation des réfugiés, plusieurs activités sont programmées dans le cadre de cette édition :
- Des activités citoyennes sur le site de Faso Mêbo ;
- Un dialogue sur les opportunités d’insertion socioéconomique des réfugiés ;
- Des rencontres sportives favorisant le rapprochement entre réfugiés et communautés hôtes ;
- Des visites de terrain ;
- La cérémonie officielle de commémoration.
À travers ces initiatives, la CONAREF entend lutter contre les préjugés, promouvoir les bonnes pratiques d’intégration et mobiliser l’ensemble des acteurs autour de solutions durables.
Le rôle essentiel des médias dans la promotion de la cohésion sociale

S’adressant aux professionnels des médias, Vlé Fulbert Traoré a insisté sur leur responsabilité dans la construction d’une opinion publique favorable à la solidarité et à l’inclusion.
Selon lui, les journalistes ont un rôle déterminant à jouer dans la diffusion d’informations équilibrées sur les réalités vécues par les réfugiés, tout en contribuant à combattre les stéréotypes et les discours de rejet.
Il a également salué l’engagement du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), des partenaires techniques et financiers, des organisations de la société civile ainsi que des communautés hôtes qui accompagnent les réfugiés au quotidien.
Construire une société où personne n’est laissé pour compte
Dans un contexte humanitaire marqué par de nombreux défis, le Gouvernement burkinabè poursuit ses efforts pour garantir la protection des réfugiés et renforcer leur intégration socioéconomique.
Pour les autorités, l’accueil des personnes déplacées ne constitue pas seulement une réponse humanitaire, mais également un investissement en faveur de la paix, de la stabilité et du développement.
À quelques jours de la célébration mondiale du 20 juin, le message porté par la CONAREF est clair : renforcer la solidarité entre les peuples afin que chaque personne contrainte à l’exil puisse retrouver la sécurité, la dignité et l’espoir.
Alexandre KABORE – AK
